Le coaching: Interview de Catherine KETTNER (consultante et coach E.M.C.I)

catherine     Catherine KETTNER, consultante et coach E.M.C.I, antenne Montauban.

 

–         Selon vous, en quoi consiste la prestation de coaching ?

« Il en existe des tas de formes. A mes yeux, cela consiste à trouver le point de rencontre entre la personnalité du coaché et les aptitudes du coach.

Le rôle du coach est alors d’apporter la prise de recul nécessaire au coaché.

Souvent, les clients sont perdus dans ce terme car il y a plein de formes de coaching et les changements s’opèrent seulement 6 mois après.

C’est pourquoi je propose une séance de présentation gratuite d’une demi-heure afin qu’ils puissent mieux comprendre les enjeux. »

–          Quelle en serait votre définition ?

« Ma Définition : aider une personne à révéler le meilleur d’elle-même dans un domaine particulier. »

–          Qu’est-ce qui vous a amené au coaching dans votre parcours ?

« Après avoir fait une école de commerce, j’ai eu une première expérience dans la banque. Attachant une forte importance à l’humain, j’ai démissionné car ce métier ne me correspondait pas.

Ensuite, j’ai été chef de projet à la Française des jeux, et c’est le côté humain de ce poste qui m’a passionné. Une équipe d’audit interne s’est montée pour optimiser l’organisation de tous les services pour couvrir les risques au sens large. Je l’ai alors rejointe. Puis, le fait d’être à la fois en relation avec les chefs d’équipes et les collaborateurs m’a donné envie de m’orienter plus vers les Ressources Humaines.

En 2000, la FdJ voulait développer sa stratégie RH, j’ai donc travaillé sur les compétences de chacun pour avoir une vision globale. Parallèlement à ma formation en interne, j’ai beaucoup lu sur le sujet.

Au bout de 5 ans, j’ai fait un Master RH à l’ESSEC pour devenir consultante. J’ai eu une opportunité en tant que RRH au sein du groupe HSBC. Je prenais en charge une population de 400 personnes et je gérais individuellement, les embauches, les licenciements, les recrutements, la gestion des conflits etc. Il y avait aussi dans cette mission une part significative de conseil auprès des managers.

Aujourd’hui je me suis formée au bilan de compétences d’abord, puis au coaching individuel. A terme, j’envisage de me former pour intervenir sur le coaching d’équipe, de groupe, ce qui représente une approche assez différente.

La formation de coaching individuel permet de rendre l’accompagnement dans le bilan encore plus complet et intense. Il s’agit d’une formation sur 10 journées, avec une approche très axée sur la PNL.  Quels que soient les outils de coaching auxquels on est formé, le véritable enjeu est de pouvoir se détacher de cette méthodologie pour se l’approprier.

–          Selon vous, quelles compétences un coach doit-il avoir ?

« Devenir coach : c’est une curiosité au quotidien, il faut travailler sur soi en permanence pour pouvoir bien analyser les différentes situations. Le coach doit adopter une position d’empathie, qui est différente de la posture de conseil.

Savoir développer son réseau est également essentiel dans le métier de coach, comme dans tous les métiers de consulting.»

–          Qu’est-ce qui vous plait le plus dans ce métier ?

« Le but d’un accompagnement, c’est de rendre la personne autonome et consciente de toutes ses ressources, ma satisfaction personnelle réside dans le fait de voir mes clients prendre leur autonomie. Ce qui m’intéresse c’est de pouvoir contribuer au final à ce que dans les entreprises, les gens se sentent épanouis et à leur place. »

–          Combien de séances sont nécessaires pour avoir des résultats ?

« Si l’on veut une évolution mesurable qui se transforme en actions / résultats, il est conseillé un minimum de 3 à 5 séances pour le coaching, selon les personnes et leur contexte. »

–          Quel sont les moyens de financement pour cette prestation ?

« Le coaching peut être financé par le plan de formation de l’entreprise. Les grosses entreprises ont généralement le budget pour le financer à leurs cadres. Cependant, en France, les entreprises ne sont pas encore habituées à se focaliser sur le moyen et long terme, ni sur le développement personnel de leurs équipes, et elles préfèrent souvent financer des formations collectives dont il n’est pas toujours évident de faire perdurer les effets, plutôt que des coachings individuels.

Si l’entreprise ne le finance pas, il faut alors prévoir un budget d’environ 1000 € pour 5 séances, soit 10H00 de coaching, en autofinancement.

Même si l’on ne désire pas devenir coach, il peut être intéressant de faire une formation au coaching car on se fait coacher et en même temps on acquiert des savoir-faire très utiles, des outils qui peuvent servir dans beaucoup  d’autres métiers, par exemple avocat, enseignant, manager,… »

–          Souvent les prestations de coaching sont associées à des prestations thérapeutiques, quelle différence faites-vous ?

« La principale différence avec le psychologue est l’orientation solution par rapport à l’orientation problème. Concrètement, cela veut dire que dans le coaching on apprend au client à comprendre et gérer ses émotions, à mettre en place les ressources et solutions qui marchent pour lui, sans se focaliser sur les causes profondes de son mal-être, qui remontent souvent à l’enfance. »

 

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Publié le avril 22, 2014, dans Articles RH, et tagué , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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